Charte des assistantes et assistants sexuels

1. Assistantes et assistants sexuel-le-s

Ne peuvent se prévaloir du titre d’assistantes ou d’assistants sexuel-le-s que les personnes ayant suivi une formation aboutissant à leur certification par un organisme ad hoc. Cette formation doit comprendre une approche de la sexualité chez les personnes en situation de handicap physique, sensoriel, mental et du multi handicap. De plus, ils/elles doivent s’engager à se soumettre aux supervisions et formations continues nécessaires.

2. Attitude

Toutes les activités liées à l’assistance sexuelle seront empreintes de respect réciproque entre les bénéficiaires et les assistantes et assistants sexuel-le-s. Toutefois ils/elles se réservent le droit de refuser ou d’interrompre une prestation qui leur semblerait inadéquate ou inappropriée.

3. Obligations

Les assistantes et assistants sexuel-le-s s’engagent à mettre en œuvre tous les moyens à leur disposition pour permettre aux bénéficiaires d’accéder à un mieux-être. Toutefois ils/elles ne peuvent être tenu-e-s à une obligation de réussite.

4. Confidentialité

Les assistantes et assistants sexuel-le-s sont soumis-es à un respect strict du secret professionnel concernant l’identité des bénéficiaires. Les informations livrées à l’extérieur ne sont autorisées que si elles peuvent apporter un bénéfice aux uns et aux autres dans le respect de la présente charte. Seul-e la ou le bénéficiaire, ou ses représentants légaux, peuvent autoriser la levée de l’obligation de confidentialité sur les détails de l’assistance fournie.

5. Rétribution

Les assistantes et assistants sexuel-le-s n’exerceront jamais leur activité dans un esprit de lucre. Le montant doit correspondre aux recommandations émises mais peut varier selon les distances et le temps consacré. La rétribution reçue ne doit servir qu’à établir un échange paritaire avec les personnes concernées sans prise de pouvoir de l’un sur l’autre.

6. Choix

Les assistantes et assistants sexuel-le-s et les bénéficiaires auront toujours le choix d’établir ou non un partenariat et ne seront soumis-se à aucune pression extérieure pour se déterminer.

7. Vie privée

Le respect de la vie privée des assistantes et assistants sexuel-le-s est garanti par toutes les parties concernées. Leurs noms, adresses ou toutes autres données personnelles ne pourront être exigé-e-s tant par les bénéficiaires que par leurs représentants légaux.

8. Limite des prestations

Les assistantes et assistants sexuel-le-s ont la liberté de définir la limite de leurs interventions auprès de chaque bénéficiaire. Aucun acte allant contre leur conscience ou leur pudeur ne pourra être exigé.

9. Conviction du bénéfice

Avant d’intervenir auprès d’une ou d’un bénéficiaire, les assistantes et assistants sexuel-le-s doivent être convaincu-e-s que le besoin provient du bénéficiaire ou d’une personne pouvant estimer qu’il peut en escompter une amélioration dans l’optique de l’approche de sa santé globale.

10. Climat

Les assistantes et assistants sexuel-le-s veilleront à ce que toutes les personnes entourant les bénéficiaires puissent adhérer à cette démarche dans un climat d’écoute active, de partage et sans jugement.

11. Environnement

La pratique de l’assistance sexuelle doit s’effectuer dans un environnement qui garantit : la propreté, la sécurité et favorisant l’intimité.

12. Bénéficiaires

Toute personne légalement majeure, homme, femme ou couple, en situation de handicap peut être considérée, si elle en exprime le désir, comme bénéficiaire potentiel. Les bénéficiaires, ou leur entourage, doivent apporter la preuve qu’aucune autre solution satisfaisante ne peut être trouvée pour leur apporter l’aide spécifique dont ils ont besoin dans le domaine de l’accompagnement érotique et sexuel.