Foire aux questions

Qui a droit à l’assistance sexuelle ?

Toute personne majeure, homme, femme ou couple en situations de handicap qui en exprime le désir ne pouvant recourir à une autre solution.

Une personne sous tutelle peut-elle bénéficier d’une assistance sexuelle ?

Oui mais sous des conditions très strictes. Le médecin traitant, le tuteur, ou le représentant légal ainsi que l’équipe soignante doivent être convaincus que cela peut apporter un bénéfice à la personne concernée. Une décharge prouvant leur accord doit être signée.

Pourquoi ce service est-il payant ?

Afin de fournir un réel partenariat basé sur un échange garantissant l’indépendance des deux parties sans prise de pouvoir de l’un sur l’autre.

L’assistance sexuelle est-elle un métier ?

C’est plutôt une activité exercée avec professionnalisme puisque tous les assistantes et assistants doivent exercer une autre activité lucrative.

Qui sont les assistantes et assistants sexuels certifiés ?

Des femmes et des hommes désirant se mettre au service des autres pour un monde plus juste. Une formation demandant plus de trois cents heures de travail sur une année leur a été dispensée.

Sous quelles conditions les assistantes et assistants ont-ils été recrutés ?

Ils doivent avoir une activité professionnelle autre au moins à 50%.
Ils doivent être âgés d’au moins 30 ans.
Ils doivent être au clair sur la façon dont ils vivent leur propre sexualité.
Ils doivent avoir fait la preuve de leur motivation auprès de plusieurs experts.
Il ne leur est pas demandé d’assumer des rapports sexuels complets.

Quelles sont les prestations fournies ?

Avant toutes prestations une rencontre préliminaire a lieu afin d’examiner les attentes et les besoins des bénéficiaires et afin de savoir si l’assistante ou l’assistant peut y répondre. C’est également au cours de cet entretien que le tarif de la prestation sera déterminé. Le type de prestation n’est pas défini par un catalogue mais discuté et approuvé uniquement par les deux protagonistes.

Y a-t-il des obstacles médicaux qui empêchent de pratiquer une assistance sexuelle ?

La sexualité est un monde vaste et complexe. Si l’on prend la précaution de préparer avec soin une rencontre orientée sur la sensualité et le plaisir, si l’on se fait suffisamment confiance pour oser partager ses sensations et s’il n’y a pas de contre-indications majeures, il ne devrait pas y avoir d’obstacles incontournables.

Où se pratiquent les assistances ?

Au domicile de la ou du bénéficiaire, en institution ou à l’hôtel si aucun lieu adéquat ne peut être trouvé. Ce lieu doit garantir l’intimité et l’hygiène ainsi que la confidentialité de la prestation.

L’assistance sexuelle est-elle une activité légale ?

En Suisse oui. Elle a un statut juridique différent selon les cantons mais c’est une activité tout à fait légale.

L’assistance sexuelle peut-elle être nocive ?

L’assistance sexuelle peut apporter un réel bien-être aux bénéficiaires mais ne constitue en rien une réponse à une demande affective. Si cette restriction n’était pas comprise cela pourrait être délicat. Mais les assistantes et assistants sont formés pour faire face à cette éventualité.

Toutes les demandes sont-elles acceptées ?

Il n’y a que 4 assistantes et 3 assistants certifié-e-s, cela ne peut suffire à la demande. Il faut aussi que les âges, l’orientation sexuelle et la provenance géographique soient compatibles et enfin que les besoins des bénéficiaires puissent être satisfaits.